Predators 62: Si vis pacem, para bellum ( 9mm...De préférence! )

vendredi 6 novembre 2015

Je suis spontex, ou, si vous préférez, je fonctionne au feeling, à l' émotion, à la pulsion...En règle (quasi) générale, j' exprime un sentiment, et, APRÈS, je tente de rationaliser la chose, en essayant d' expliquer le pourquoi du comment, et d' apporter un bonus de cohérence...Quand j' en trouve!
J' ai, de plus, aucun attrait pour la compétition, la hiérarchie valorisante, les podiums: j' en éprouve pas plus de besoin, que de plaisir, aussi, quand, dans ce numéro ô combien " spécial ", je lis, dans la rubrique - Défi prédators -, l' article intitulé " Hourtin et réflexion ", par l' émigrant Numa, c' est moins Hourtin, que la réflexion, qui m' intéresse...Et je regrette pas ma lecture: y a pas, les dernières cuillerées du pot sont toujours les meilleures!
Encore que...
Je reviendrais, peut-être, vous dire ce que je pense de " l' utilité " de Weber, mais c' est ailleurs que c' est porté mon ( premier ) choix...Vers deux petites affirmations qui, allez savoir pourquoi, m' ont fait réagir!
L' une concernait la valeur, supposée, des qualités, je cite: " Mais les qualités sont incolores, insonores. Seule se voit la vulgarité gueularde. "...
L' autre exprimait quelques généralités sur l' imbécillité ( Des autres, s' entend...), la guerre, et la majorité raisonnable, je cite: " Généralement, les imbéciles ne craignent pas la guerre, ils l' appellent même parfois de leur vœux. Ils n' auraient pas peur non plus de porter une arme. Mais la majorité des gens ne souhaite pas être confrontée à ces situations. "...
Bon...Déjà, ça prouve bien qu' on lit pas - Pêche Mag, le mag de toutes les pêches -, et que le départ de Numa est, non seulement une ignoble fuite, mais, de fait, une abominable trahison: honte à lui, donc!
Ceci étant, je vais quand même m' opposer au, quelque peu, lapidaire de ces affirmations...Faut, quand même, pas charrier!
D' abord, et j' en suis désolé, je peux pas lire la première, sans ajouter " et sans saveur ", et remplacer la vue de " voir ", par l' ouïe, qu' illustrerait l' utilisation du verbe " entendre "...D' autant que ça m' épargne une longue digression sur ce qu' est la vulgarité, et son organe préféré!
Restons donc dans la citation...Qui mérite, il me semble, quelques précisions: par exemple, est-ce que la qualité première d' une qualité est " l' invisibilité ", la non-perception, la transparence, la révélation subreptice...Se pourrait-il que mes nombreuses qualités soient, justement, trop parfaites pour être perçues...J' avoue trouver, paradoxalement, quelque justesse dans le propos, finalement!
À moins que la qualité des qualités soit, de fait, intrinsèque au regard porté...La vraie qualité ne serait visible qu' aux meilleurs d' entre nous: mais là aussi, il y a un petit côté " élitaire " que j' aurais mauvaise grâce à renier: on percevrait d' autant mieux la qualité, chez les autres, qu' on en serait bien pourvu, soi-même...Bon, ok, ça me va: banco pour l' extra-lucidité!
Mais pour ce qui est de la " vulgarité gueularde ", je trouve, à l' instar de ce bon docteur Destouches, la lourdeur de la bêtise mille fois plus insupportable que l' expression véhémente...Faut pas confondre le fond, les miasmes, les égouts, avec la désinvolture, la grâce, le style, et il se murmure plus de saloperies qu' il ne s' en braille...De plus, j' aime le vent, et déteste les courants d' air!
Et les chapelles, seraient-elles morales, en sont, pour ainsi dire, pourries...Amen!
Enfin, nous arrivons à l' essentiel: la guerre...À moins que ce soit les imbéciles, ou la violence, ou la peur, la crainte, les armes, leur port, leur vente, l' envie de s' en servir, le besoin, l' utilité..." Vaste sujet ", aurait dit cette vieille baderne de général auto-proclamé, parlant, il est vrai, des cons, si on en croit la légende!
Pour en avoir traversé quelques unes, et en avoir parlé, un peu, avec quelques uns, du moment qu' ils portaient, peu ou prou, un semblant d' uniforme, et, surtout et obligatoirement, une arme, en ayant la ferme intention de s' en servir, si la situation l' exigeait, je ne me souviens en avoir entendu UN SEUL affirmer avoir " souhaiter être là "...Et quand je dis LÀ, c' est là, sur place, en train de ramper dans un fossé quasi inexistant, vers vous savez pas où, avec l' odeur de gas-oil et de caoutchouc cramé, la tête bien enfoncée dans la merde, et tirant sur tout, et le reste, comme Didi, qui vous suit, dans un bel élan de confiance qui vous met du baume au cœur, et vous redonne un peu d' espoir dans ce monde attachant, et qui hurle à votre anus:" Avance, bon-dieu-de-merde...On peut pas rester là! "...!
Didi, c' est mon Numa à moi, compagnon de trémail, seul ami, et cette capacité à dire l' évidence: 7 beaufort, en augmentation, des creux de 5m, au large d' Hoedic, à 3 efficaces sur un sloop de 18m, et qui vous dit: " On va s' en prendre un petit..."!...Des fois, il peut être, vraiment, agaçant!
En l' occurrence, et pour revenir dans ce fossé, il y avait nulle part où aller, et il y avait tellement de ferraille en circulation dans l' air, qu' on aurait été à l' abri de la pluie...Si il avait plu!
J' étais jeune, donc con, mais ça explique pas tout...Seulement voilà, 45 ans plus tard, il y a pas plus à en dire: je serais bien incapable de dire POURQUOI j' étais là, mais je suis SÜR d' un truc: j' ai JAMAIS " souhaité " ça, et pas plus, voulu...Et même aujourd'hui, je trouve ça modérément fendard, tous comptes faits!
Reste l' incontournable, et chacun se détermine comme il veut, ou peut...Mais même là, la réflexion est, d' entrée, biaisée, faussée, truquée: je peux invoquer des cadavres, affreux, des odeurs, inoubliables, des raisons " raisonnables ", des justifications politiques...Voire, même ( C' est pas permis qu' à ceux qui la font pas, hein!? ), morales...Pourquoi pas!?
Mais elles seront, toujours, a posteriori, remaniées, édulcorées, arrangées...Ne serait-ce que pour s' autoriser à les dire, et à en accepter le souvenir...Mais il n' y a rien de particulier à la chose, je le dis souvent: je suis dans la totale incapacité de vous tracer un schéma cohérent, logique, ou même probable, de mon existence...Ce que j' ai fait, ce que j' ai voulu, ce qui est arrivé, ou pas, le hasard, et la nécessité, les obligations, les valeurs, les déterminations: j' épuiserais dix générations de psychagogo, rien qu' à en dresser la liste, pas vous!?
Ben, tant mieux pour vous...Encore que, je sois pas certain de vous envier!
Reste qu' on choisit pas la guerre, comme un leurre, en catalogue, ou avec un compas, et un Atlas...TOC:
- " Alors, mec, on va la faire où, c'te guerre...!? "
- " Ben, euh...Y sont en guerre, à Monaco!? "
Idem pour l' utilisation d' armes à feu ( Ou blanches...De toute manière, ça va virer carmin, fissa! ): est-il raisonnable d' avoir peur d' un outil!? Doit-on craindre l' arme, ou le tireur...!? Est-ce qu' on est, génétiquement, ou psychologiquement, définit comme tueur possible, probable, insouciant, amoral, dilettante...!? Quand on rafale, la nuit venue, une ombre suspecte ( Y en a plein, dans ces pays de faux-derches! ), est-on un imbécile certain, possible, prudent...Dois-je répéter la question!?
Ce que je crois, moi, c' est que l' imbécillité ne porte pas, obligatoirement, une arme, un uniforme, ou un timbre de voix qui porte...Pour ne rien dire d' un style d' écriture!
Ce que je crois, moi, c' est que les gens veulent, en général, être riches, jeunes, immortels, en bonne santé, en sécurité, à l' abri de la pluie, et des ennemis potentiels, possibles, et même, pourquoi pas, imaginaires....Et le tout, bien évidemment, sans payer d' impôts!
Mais, pas de pot, je crois que ça va pas être possible...Du moins, pas avant que le verbe surpasse la wadecutter, pour raisonner les malfaisants!
Désolé, mais la digression sur la vilenie de la guerre, ça passe pas...En tout cas, moi, je peux pas tracer un lien quelconque entre le cadavre puant d' une gosse, empalée sur un bambou, avec le désir de faire le singe savant, sur des cubes numérotés, au retour d' un concours! Et c' est pas une excuse, un prétexte, ou je ne sais quelle justification, pour polémiquer: c' est juste, et définitivement, incompatible!
Je terminerais par un souvenir, qui m' a accompagné, tout au long de ces lignes: on était trois, et on est revenus à deux.
Marc, le p'tit Marc, surnommé, comme le voulait la mode du moment, Marc-le-Belge, n' était, en fait, pas plus belge que vous, et moi ( Enfin...Que moi! ), et n' approchait pas plus, ni de près, ni même de très loin, de l' incarnation débile, bodybuildée, et couverte de vaseline, du guerrier " typique ", comme le suggèrent bon nombres de films, pubs, et reportages, du moment: c' était un passionné ( Et une pointure! ) d' ornithologie, et je me souviens pas l' avoir jamais entendu gueuler, sans raisons valables, ni même dire, ou faire, une saloperie...C' était l' image-type du " gentil ", et il répugnait à utiliser la violence! En fait, j' ai toujours pensé que, pour lui, l' amitié qu' il nous portait, suffisait à expliquer sa présence!
Il était, pour Didi et moi, notre Jiminy Cricket: conscience morale infatigable , et intelligence modératrice...Et pratiquant assidu de Kendo, pour ceux qui auraient voulu confondre gentillesse et pusillanimité! Il fumait, comme tout le monde, et même, ne crachait pas sur une pipe d' opium, ou une capsule d' héro, mais s' interdisait toute accoutumance: il était notre ambassadeur, notre porte-parole, l' homme de la situation, et notre ami: on l' avait même baptisé " le beau-fils idéal de l' Année ", lors d' un anniversaire festif, en lui offrant le diplôme, par nous réalisé, l' attestant...Il avait prétendu, plus tard, que Sihanouk, le cochon faux-cul, haineux, et vindicatif, de ma logeuse, l' avait bouffé, mais j' ai toujours soupçonné qu' il s' était consumé, dans la carcasse calcinée de la 403 plate-forme de, et avec, son proprio/bénéficiaire.
Car, tout à la fois fin mot, et mot de la fin de cette histoire on ne peut plus vulgaire, c' est que le p'tit Marc est mort, comme un imbécile, pour avoir trop aimé les piafs, et avoir cru qu' une possible paix, valait bien quelques cartouches, tirées dans quelques crânes...Fort heureusement, déjà vides de toute intelligence, comme celui de ce faux-belge!
C' était, d' ailleurs, pas plus sa guerre, que la mienne...Juste une guerre, qu' on a déjà oubliée, et qui concernait pas grand monde...À part, peut-être, une poignée d' imbéciles, et une majorité de gens qui souhaitaient, pas plus que ça, être confrontés à ce genre de situation!
Le plus drôle de l' histoire, c' est qu' au même moment, d' incorrigibles humanistes, pétris de qualités, ça va de soi, beuglaient leur désir de paix, et leur attachement inconditionnel à " la Juste Lutte du Peuple Vietnamien ", et en appelaient au massacre de la racaille fasciste, et autres suppôts vénaux et assassins, de l' Impérialisme Américain, et de la CIA...Mais le p'tit Marc, en avait, lui, déjà plus rien à foutre!
Vous allez me dire qu' on s' est, quelque peu, éloigné de la pêche, et des petits poissons...Et j' en suis d' accord! Mais bon, il y a deux sujets qui sont, réellement, capables de m' énerver: La violence, et les inepties qu' elle génère, par sa critique, sa défense, son interdiction, et son prosélytisme...Et la dope, la came, la drogue, la toxicomanie, et tout le ramassis de tristes conneries que le sujet peut drainer!
Z' êtes prévenus...Sous la douce, et câline, fourrure féline de Mibert-le-chieur, se cache l' indestructible Lapin Duracell, et sa dialectique Modèle 870!
En fait, vaut mieux revenir à la superbe victoire du binôme Rizzy/Lothy...C' est comme ça qu' on dit, hein!?
Ceci dit, je trouve ça curieux...Moi, j' aurais mis Lothy en premier: Lothy/Rizzi...La logique alphabétique, quoi! Mais bon, j' y connais rien: l' un est, peut-être, meilleur que l' autre...On utiliserait, donc, une hiérarchie de valeur, par rapport à une hiérarchie systématique...Intéressant!
Tiens, j' y pense: si Numa s' en va, il y aurait, normalement une place qui se libère...Nan!? Enfin, je dis ça...Histoire de causer, quoi!
Carpe diem...



Predators 62: Si vis pacem, para bellum ( 9mm...De préférence! )

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire